Rupture, deuil, accueillir le changement. 🗓 🗺

Un stage intitulé: Rupture, deuil, accueillir le changement se déroulera les 28, 29 et 30 octobre 2016, dans la Drôme, à la Vie en Soi à Etoile sur Rhône.

     … Par la synergie de la Gestalt-thérapie, avec l’attention portée au processus, et de l’Art-thérapie moderne avec l’Art vocal comme processeur thérapeutique !

La vie nous invite à une évolution permanente. Parfois, c’est la mort d’un proche qui nous touche au plus profond. Parfois c’est une rupture sentimentale, une maladie grave, l’annonce d’un handicap, la perte d’un emploi, notre vieillissement … Toute personne désirant être aidée, dans la traversée d’une de ces périodes, trouvera une aide dans ce stage, au sein d’un groupe, avec des exercices dans lesquels le corps du chanteur ou de l’orateur se révélera corps sonore, où s’harmoniseront posture corporelle, souffle et voix. Il est « ici et maintenant », chemin de rencontre avec soi et les autres. Par cette interaction de l’individu et de son environnement, à travers une vision holistique et humanistique, nous favoriserons le dialogue entre pensées émotions et sensations de chacun, afin d’accéder à la parole, prenant place dans ce processus de vie.

Le stage sera co-animé avec Isabelle Delahaye-Slack, Gestalt-thérapeute et Jean-Marie Citerne, Art-thérapeute.

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Journée d’accueil, d’échanges et de soutien psychologique, entre parents endeuillés d’un enfant. Thuret (63). 🗓

JONATHAN PIERRES VIVANTES, Puy-de-Dôme/Allier/Creuse, association de soutien entre parents endeuillés d’un enfant, reconnue d’utilité publique et affiliée au mouvement familial UNAF-UDAF, a organisé une journée d’accueil, d’échanges et de soutien psychologique, entre parents concernés par ce drame. (Également ouverte aux frères et sœurs endeuillés). Elle s’est déroulée le samedi 07 novembre à la Maison Familiale rurale de THURET, dans le Puy-de-Dôme. Le thème choisi: Comment le lien intime, personnel, avec l’enfant absent peut-il m’aider à vivre ? Suis-je arrivé à trouver  une spiritualité qui me redonne le goût de vivre ?

Je l’ai co-animée avec Isabelle Delahaye-Slack, psychothérapeute, psychopraticienne en Gestalt-thérapie.

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Propos sur le deuil. La mort de l’enfant 🗓

C’est un jour comme un autre.

Ce matin, le réveil a sonné. Je me suis levé, le soleil était déjà passé sur l’horizon, c’est l’été. Les hirondelles volent en ballet noir et blanc. Le café chaud fume dans la tasse, la vapeur sculpte en arabesques la douce lumière, qui travers la fenêtre, de verre et de bois blanc. Je suis dehors, je vais à mon travail, le trafic est fluide. Clignotants, feux rouges, feux verts, le moteur ronronne, puis voilà la route, en ruban noir à travers la plaine. Le vent souffle sur mon chemin mécanique, l’air à l’odeur de foin est léger. La journée sera belle. Ce soir j’ai la visite de mes amis. Bien et bon ! Nous finirons sûrement au restaurant, c’était annoncé de longue date. Tiens, un nouveau bâtiment se construit après le carrefour.

Me voilà au bureau, visite de l’ordinateur, les courriels, puis descendre dans les ateliers. « Bonjour, bonjour, comment vas-tu ? Alors ces vacances ? Bien passées ? Aujourd’hui nous avons de la visite, tenez tout bien rangé. Vous serez peut-être sollicités pour réponde à quelques questions. Nous avons des livraisons de matériels, en début d’après-midi, il faudra décharger le camion. J’ai également quelques Rendez-Vous de chantier, vous m’accompagnerez.»

C’est un jour comme un autre.

Milieu de matinée, une discussion d’affaire, un projet qui se signe, une belle conclusion de deux mois de travail. L’équipe sera contente. Une entreprise de la région aura de l’emploi à offrir à ses ouvriers pendant trois mois. Il fait déjà chaud en ce mois de juillet. Je pense à mon fils en vacance avec sa mère, dans les Pyrénées. J’espère qu’ils en profitent bien.

Le téléphone sonne. Une fois. Je ne décroche pas, ce n’est pas le moment. Il sonne une seconde fois, l’appel est insistant et c’est le même numéro. Je regarde mon interlocuteur, je repousse mon stylo sur le bureau. « Excusez-moi, je vais prendre l’appel ».

 

«-   Bonjour monsieur, ici le centre de vacance.

–    Bonjour, c’est à quel sujet ?

–    … Je vais aller directement au but : votre fille est morte ce matin… »

 

C’est un jour comme un autre.

Le temps se creuse, l’image de l’instant se fige. Temps éternel, espace arrêté. Le pot à crayons est gris, avec une adresse publicitaire. L’ordinateur est en veille. J’écarte de la main des restes de gomme. Je ferme mon cahier de notes professionnelles. Tout est silence, tout est immobile.

Mon fournisseur, le collègue au bureau d’en face me regardent avec surprise. Je pense lentement : Alors, quoi ? Tout va bien ! Je vais devoir m’en aller, tout de suite ! Lentement.

C’est un jour comme un autre.

Quelques instants plus tard, nous enterrions ma fille, dans un petit cimetière de montagne, face au levant.

Je l’ai portée pour sortir de l’église. Il manquait quelqu’un à la levée du cercueil, dans ce petit édifice roman, noyé dans la verdure et les pépiements d’oiseaux.

J’étais là aussi, avec les ouvriers municipaux, sous une petite pluie fine de juillet, à jeter un peu de terre sur mes souvenirs. Deux mètres sur un mètre vingt de petits cailloux saillants, enfouis à demi dans la poussière. Un peu de cette terre posée d’une pelle tremblante d’amour, sur une histoire meurtrie. Ce lieu renferme maintenant de puissants secrets. Un passage entre ce qui a été et ce qui ne sera plus.

Fin de l’histoire !

Voilà bien un instantané, au parfum d’éternité.

Qu’est-ce qui nous transforme, sans discussion possible, quand nous croisons sur notre chemin de vie, la mort de notre enfant ? Quel est ce souffle qui nous anime, nous réanime, au plus profond de ces instants de vide, de perte, d’anéantissement, de voyage sans retour au crépuscule des rêves ?

Qu’est-ce qui nous porte vers de nouveaux matins légers ? Quelle force fait rejaillir le sens de Vie de nos entrailles assassinées?

Le temps est notre ami le plus fidèle. Comme l’arbre après la taille d’hiver, qui refait sa ramure, nous portons en nous, quelque part en secret, des bourgeons de vie.   Oui, au-delà de ce gouffre amer, un printemps refleuri. Oui, nos ailes se déploient vers l’avenir, dans un rythme fécond, qu’en maître de lumière, nous enseigne notre cœur palpitant.

Cette vive douleur s’adoucie, mais en aucun cas ne passe…

 

La perte de l’enfant mort, ou d’un être aimé, comment s’en remettre ?

Crier notre colère au Ciel ?

S’en remettre à Dieu, de n’importe quelle religion dont il serait le Principe Essentiel ?

Rejeter avec violence toute notion de Dieu et de religion ?

S’ouvrir à une spiritualité profonde et lumineuse, novatrice ?

Rencontrer l’humanité et se mettre à son service ?

Hurler sa haine de la vie, à qui veut bien l’entendre ?

Retourner l’armée des ombres contre soi ?

Vivre debout dans la lumière ?

Disparaître ?

Pleurer, rire ?

Mourir en une seconde et…

Renaître !

 

Mon amour, mon enfant tu es morte. Et pourtant je respire. Avec cette nécessité de porter l’existence à bout de bras, afin de pas périr noyé dans le gouffre de ton absence. Je ne ferai pas mon deuil de toi, car il n’y a rien à faire. Juste accepter, s’abandonner et se laisser vivre. Un mode de pensée, bien enraciné dans notre époque soutient que le deuil se fait. Peut-être par une sorte de pensée magique ? Rien n’est à faire. Tout est affaire de rien. Vivre, porter notre croix, afin qu’un jour elle nous porte. Difficile responsabilité de respirer debout, quand autour de nous, en nous l’enfant mort s’agite dans notre cœur et notre mémoire.

Boris Cyrulnik, le psychiatre et psychanalyste parle de résilience[1], cette capacité que nous possédons, à rebondir, nous reconstruire, après un traumatisme. Oui, nous avons des ressources !

Que nous dit également Elisabeth Kübler-Ross, sur les différentes phases du deuil… Oui le temps  nous porte vers d’autres horizons colorés.

A citer aussi Mélanie Klein[2], ayant traversé une période de dépression suite à la mort accidentelle de l’un de ses fils et Ginette Raimbault, pour son excellent ouvrage traitant de la mort de l’enfant[3]. En parlant des parents endeuillés, elle pose la question essentielle dans ce contexte : « Comment surmonteront-ils l’épreuve ? »

Un chemin de vie à parcourir, un chemin d’espoir à illuminer.

 

            « Seigneur ! Préservez-moi, préservez ceux que j’aime,

            Frères, parents, amis, et mes ennemis même

            Dans le mal triomphants,

            De ne jamais voir, Seigneur ! L’été sans fleurs vermeilles,

            La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,

            La maison sans enfants ! »

 

            Les feuilles d’Automne, « Lorsque l’enfant parait » Victor Hugo, 1831

[1] CYRULNIK B. Les vilains Petits Canards. Odile Jacob, Paris, 2004.

[2] KLEIN M. Deuil et Dépression. Petite bibliothèque Payot, Paris, 2004.

[3] RAIMBAULT G. Lorsque l’enfant disparaît. Odile Jacob, Paris, 1996.

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« Chantons nos enfants d’ailleurs et nos enfants d’ici »

Après l’épreuve retrouver un chemin personnel pour repartir dans la vie.

     L’Association Nationale Jonathan Pierres Vivantes est une association d’entraide de parents qui ont perdu un enfant, quelle que soit la cause du décès et l’âge. Fondée en 1978, elle regroupe actuellement 35 associations départementales. Elle est présente dans environ 50 départements.

    Elle est agréée par l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), comme Mouvement spécifique d’aide à la famille et par le Ministère de la Jeunesse et de la Vie Associative.

     L’Association Jonathan Pierres Vivantes Puy-de-Dôme, avec en rattachement les départements de l’Allier et de la Creuse, a été officiellement  créée en 2003 et aura 10 ans en 2013. A cette occasion, elle a un projet de rassemblement, un après midi, sur le thème : « Chantons nos enfants d’ailleurs et nos enfants d’ici. »

     Le lieu retenu est la salle du Sémaphore à Cébazat, le samedi 20 avril 2013.

     Au-delà des parents, seront invités des personnalités départementales et locales et tous ceux qui l’ont aidée durant ces 10 ans.                                                        

     L’Association Jonathan Pierres Vivantes recherche des chorales de la région, qui accepteraient  de venir chanter autour du thème de l’enfant et par extension, des thèmes de la famille, de la fraternité, de l’amitié, du partage, de la solidarité et de l’amour. Les parents de l’association  viendront s’intercaler entre les prestations des chorales, pour témoigner de leur vécu, de leur courage, pour surmonter le drame de perdre un enfant. L’ambiance dominante du rassemblement a pour but de témoigner que des parents en souffrance peuvent traverser le deuil avec résilience, retrouver des raisons de vivre et apporter de l’espérance dans notre société.

     Trois chorales sont souhaitées. Chaque chorale aura à sa disposition entre 20 et 30 mn de chant, avec le choix de son répertoire en fonction des thèmes. Un chant final en commun sera réalisé, avec pour sujet l’enfant.

     Si vous donnez suite à notre appel, ou pour tout renseignement, veuillez contacter avant le 31 décembre 2012, Jean-Marie Citerne.

     Association nationale Jonathan Pierres Vivante.

Responsables de l’Antenne Puy-de-Dôme/Allier/Creuse: Bruno et Odile VIALLET 80, rue beausoleil 63100 Clermond-Ferrand Tél: 04 73 37 44 10  Courriel: viallet.bruno@wanadoo.fr

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